Oh oui Willow embrasse moi, on a passé l’âge des enfantillages. Enfin pas vraiment mais bon, tu m’as compris.
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Oh oui Willow embrasse moi, on a passé l’âge des enfantillages. Enfin pas vraiment mais bon, tu m’as compris.
Je savais que ça allait être une journée de merde. J’aurais dû me fier aux signes. Quand mon réveil a sonné pendant 1h15 avant que je m’en rende compte (en même temps, si tu t’endors à l’heure où Paris s’éveille, faut pas s’étonner), que je me suis étouffé à cause des gouttes pour le nez qui glissent dans la gorge, et que la chaîne de mon porte-clés Transformers s’est cassée au moment de verrouiller ma porte, ça aurait dû me mettre la puce à l’oreille comme un chien errant. Il était encore temps de retourner chercher une bonne excuse pour esquiver les réunions et user les piles de la manette Xbox, avant d’être aspiré dans une tempête nébuleuse – Andromède. Mais non, j’ai voulu m’entêter. Triple combo dans le métro: le jeune couple détestable qui pense que c’est romantique de se baver sur le menton en plein milieu de l’escalator, les portes qui se referment juste devant ta gueule, et l’incident voyageur qui t’oblige à prendre le métro suivant, après une petite pause amicale de 15 minutes entre deux stations. Contrôleurs à la sortie, petite vieille qui passe son charriot sur ton pied, averse glaciale qui ne s’arrête qu’une fois que tu es à l’abri. A un moment j’ai cru que c’était le destin, que chaque élément avait un but précis, que l’ensemble s’articulait pour converger vers un instant magique comme, je sais pas moi, me retrouver nez à nez avec Rosario Dawson de passage en France ou trébucher sur une mallette remplie de billets violets. Mais le seul truc qui s’est collé à mon nez c’est un bouton sorti de nulle part, ambiance clipping dans un jeu PS One. Alors j’ai commencé à écrire sur ça, parce que ça fait longtemps et qu’il faut bien recommencer quelque part. Mais avec la chance que j’ai, il va encore m’arriver un truc pendant que je tape, et mon ordinateur va planter en plein milieu d’une
On s’habitue à tout. A l’inspiration qui suffoque, à Rihanna qui ne veut plus être une pute, aux kilos qui s’accrochent toujours plus fort. Aux gens qui font des camp out pour des Spizikes, aux journées grises plus nombreuses que les journées bleues, à Beyoncé qui devient plus grosse que Fat Joe. Courir jusqu’à se rendre compte qu’il n’y a plus de chemin sous ses pieds, paranoïaque incapable d’apprécier le quotidien parce qu’il y a toujours une couille quelque part comme dans un porno gay. Faire le deuil de son ancien moi, accumuler les expériences et les échecs en récitant la suite de Fibonacci, schizophrène comme Emile Ajar et Romain Gary. Demain tout ira mieux si Dieu veut, ou plutôt s’il ne m’en veut pas. On s’habitue à tout, aux mêmes sons tristes en boucle dans les écouteurs, aux points finaux et aux poings finis, aux mots justes 2 heures trop tard, aux mots justes 2 heures trop tôt. Faux naïf qui feint de ne pas comprendre, la vérité fera de vous des hommes libres mais tristes, alors on regarde les étoiles continuer de briller même si elles sont déjà mortes. La solidité d’un bloc de béton bourré de micro-fissures, envie d’aller jusqu’au bout du monde mais la flemme de revenir. On m’a dit un jour « les choses sont là jusqu’à ce qu’elles soient plus là », logique implacable comme un All Black face aux habitudes effacées par l’écume des jours. On s’habitue à tout, même à un vendredi sans Edito.
New Era est peut être le chapelier numéro 1 au monde, mais c’est aussi celui qui le moins de goût. Après une série incroyable de collabs totalement foirées (Transformers et Marvel I see you), la marque récidive avec la licence Dragon Ball. Pour faire simple, à part le modèle avec Goku enfant et la magnifique réplique de la snapback de Krilin, tout le reste est à brûler avec de l’huile non raffinée, Ecole de la Grue ou pas. Avant d’enterrer les cendres dans un ancien cimetière indien, pour que ceux qui ont validé le modèle queue de singe soient maudits sur 8 générations.
Plus de photos de la collab New Era x Dragon Ball si vous cliquez pour Continuer la lecture
Il y a donc des fous furieux qui ont pris des reflex, sorti leurs plus fidèles répliques de costumes et travaillé des chorégraphies pendant des jours pour faire une vidéo de Naruto, en vrai. En fait, j’admire ces gens qui vont au bout de leur passion. J’aimerais avoir moi aussi le courage de me rouler dans l’herbe sèche d’une forêt, de me dessiner des traits sur les joues et de laisser mes potes garder des traces filmées de ce moment d’égarement. Le seul truc qui me chagrine dans tout ça, c’est qu’ils n’ont pas choisi Drake pour jouer Lee. Pourtant question sourcil, le rôle était pour lui.
Un conseil: regardez le début, puis sautez le dialogue aussi inutile qu’embarrassant. Le combat commence à 5min12.
Après les StarTAC, Lëkki ressort un autre emblème des 90′s: la Game Boy Pocket. De quoi faire saigner du nez les jeunes gens qui n’ont pas eu la chance de lâcher la moitié de leur étrennes en piles, de se cramer la rétine sur l’écran monochrome et de fantasmer sur la coque transparente. Personnellement je préfèrerai toujours la Game Boy originale, bien dodue et bien grise, un peu comme je préfère la trilogie Star Wars originale à celle du Blu-Ray (ne parlons pas des choses qui fâchent). Mais au final le concept est rigolo, surtout pour ceux qui ont peur d’acheter un modèle en brocante et de le jeter à la poubelle après 3 parties. Bientôt en photo sur tous les Tumblr de fluo kid.
Dispo ici pour 80 euros (1 jeu inclus)