Le dernier coup de barre avant la fin du monde

so tired

Chaque jour c’est la même chose. Les paupières lourdes, l’estomac plein, je pique du nez comme un avion dans le ciel new-yorkais. Envie de me cacher sous un bureau pour dormir mais la place est déjà occupée par une stagiaire aux dents longues et aux lèvres pulpeuses. Flashback de l’âge béni où la sieste était obligatoire en début d’après midi, si on avait su ce qui nous attendait tu peux être sûr qu’on se serait pas plaint, et qu’on aurait savouré chaque minute dans les bras de Morpheus. Mon siège devient cotonneux, l’impression d’être coincé entre deux nappes de Noah 40 Shebib, les gens me parlent en chopped & screwed et tout ce que j’imagine c’est ma couette qui m’enveloppe en stop motion comme dans un film de Gondry. Je m’envole vers un monde meilleur, où Rihanna m’agrippe la fesse pendant que j’enfile l’armure d’Iron Man, où des enfants de 2 ans parlent comme des profs de fac, où mon lit m’accueille à bras ouverts et à jambes écartées. Jusqu’à ce que la sonnerie de mon téléphone me fasse sursauter et que je me rende compte que j’ai bavé sur mon clavier. La fin de journée va être longue.

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One Response to Le dernier coup de barre avant la fin du monde

  1. Wolfus says:

    Je reste admiratif toujours sur la rubrique écriture, celle qui me pousse à checker ton site de temps en temps, voir si un nouvel article a été écrit et si je vais le kiffer et le relire de temps en temps histoire de me dire que je ne suis pas le seul à vouloir avoir ma salle du temps. Histoire de me couper du monde, de prendre le temps de comprendre un monde qui va à 2 000 Km/h et que je n’ai surtout pas envie de suivre.
    En tout cas, c’est toujours un plaisir à lire.

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