Ce qu’il faut retenir du concert de Booba au Zénith

(Concert du samedi) Le concert a commencé à 21h23. Pas 21h, pas 21h30, 21h23. Je cherche encore la logique // La première phase reprise en choeur par le public chauffé à blanc est “Grosse qué-qué-quéquette”. Malaise // Les mecs qui s’impatientaient et hurlaient “Dépêche toi de monter sur scène fils de pute” sont les mêmes qui se cassent la voix sur le refrain de “Scarface” // Il y a un drapeau One Piece dans la fosse // Booba imite super bien la machine à compter les liasses sur “Billets Verts”. Brrrrrrr // Autour du Zénith des équipes interpellent les passants: “Hé ya de la drogue par ici, de la blanche, de l’herbe, même du Stade de France, tout ce que tu veux” // Deux demoiselles se baladent dans les gradins avec une coupe de champagne, qu’elles ont dû payer plus cher que leur tissage et leur leggings découpé // “C’est une soirée pas un concert morray”. Une fin de soirée alors, quand tous tes potes sont bourrés et oublient leur amour propre // Un journaliste du ter-ter filme des sosies de 1995 qui crient “Représente Miami, B2O le king sisiiiiii” // Il y a plus de fumigènes dans la fosse que dans les tribunes du Parc des Princes un soir de Champion’s League, ce qui manque de créer un début d’incendie sur scène // “Fais comme moi morray, bois avec modération” // Booba adore l’autotune en live et tire sur chaque note comme on tire sur un cul de joint // Par contre sa voix déraille violemment sur “Comme Une Etoile” // Il enlève son sweat au bout de 10 minutes mais ne se met pas torse nu, un groupe de filles à côté de moi réclame un remboursement // “Ils sont où les anciens qui écoutent mes sons depuis le début? Vous connaissez ce morceau les anciens?” et il lance… “Pitbull”. Nouveau malaise // On s’emmerde un peu là non? // Au retour je sens tellement l’herbe que des junkies me supplient pour que je les laisser fumer la manche de mon blouson // “Ici c’est Paris” chanté par Mala sur “Paname” fait un bien meilleur refrain que l’original, vraie bonne idée // Une meuf filme le début du show à bout de bras avec un iPad, puis disparait dans un mouvement de foule // Un mec agite une béquille en l’air sur “TLT”. Ce qui confirme la théorie selon laquelle il y a toujours un mec avec une béquille dans une équipe // Rim-K monte sur scène pour rapper “Call Of Bitume”, Booba lance des 94 à tout va, et quelque part en France Rohff affûte sa pelle // Un barrage de sécurité tombe 30 minutes après le début du live et des dizaines de mecs déboulent en courant dans les tribunes. Tout le monde se calme quand Booba entonne “Killer” // Bikini obligatoire pour monter dans la Lamborghini, mais on dirait bien que c’est surtout Unkut obligatoire de la tête aux pieds pour entrer dans le Zénith. Si possible avec une bouteille de Jack à la main // En live, les prods d’Animalsons sortent beaucoup mieux que celles de Therapy // “Maintenant on va chanter pour les filles un peu” // Un énorme pétard explose à un mètre de lui? Booba ne réagit pas. Un drapeau du Sénégal lui arrive dans la gueule? Booba ne réagit pas. Résultat, quand il tend la main pour checker la foule, elle ne réagit pas. Enorme vent // Le Zénith scande “Kaaris Kaaris Kaaris”, du coup quand Gato arrive, malaise encore et toujours // “Fais du bruit pour le PSG morray… Si ya des marseillais dans la salle vous êtes les bienvenus aussi, ça se fait pas wesh” // Un mec suit Booba comme son ombre et filme l’intégralité du concert au 5D. Mais comme je n’ai pas vu de générique au début avec écrit MACARI en gros, je peux pas certifier que c’est lui // Booba accapare toute l’attention: Mala est présent un morceau sur 4, et ne s’éloigne jamais à plus de 2 mètres. Idem pour les rares invités, qui restent collés à Booba le temps de leur courte apparition. Comme si rien ne pouvait exister en dehors de son périmètre de sécurité // Je ne pensais JAMAIS dire ça de toute ma vie, mais j’aurais préféré voir Kaaris plutôt que Rosa Acosta sur “Kalash” #nohomo // Bon, étirements ridicules au ralenti ou pas, Rosa Acosta fait extrêmement mal au crâne, même à 50 mètres de distance // A la sortie du concert: 50 flics en armure, 25 flics en civil, 15 agents de sécurité RATP. Et des parents qui attendent leurs enfants comme à la sortie de l’école. Surréaliste. // Mais ce qu’il faut retenir du concert de Booba au Zénith de Paris, c’est qu’il y a pas grand chose à dire au final. Deux heures de voyage dans le futur en mode pilote automatique, c’est un peu chiant.

L’histoire dans l’histoire: à côté de moi, un mec a bloqué tout le concert sur une renoie sortie tout droit d’un Tumblr, qui dansait à 5 mètres de lui. Figé au milieu de la foule, hypnotisé, incapable de bouger pendant 20 minutes. Puis il a pris son courage à deux mains, s’est approché, et s’est arrêté quand il a vu qu’un mec lui parlait déjà à l’oreille, main posée sur ses hanches. Il a attendu un long moment qu’ils finissent de flirter, a tapé sur l’épaule de la demoiselle et lui a offert une sucette. Et il est parti. Je l’ai plus vu de tout le concert. Ne l’oublions pas.

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5 Responses to Ce qu’il faut retenir du concert de Booba au Zénith

  1. yacine_ says:

    « Ils sont où les anciens qui écoutent mes sons depuis le début? Vous connaissez ce morceau les anciens? » et il lance… Pitbull ».
    Comme dirait la Fouine : ça fait mal.

    1 morceau sur 4, c’est plutôt un bon ratio! Cool pour Rim-K.

    J’espère sincèrement que tu n’as pas payé ta place.

  2. John Sulo says:

    ahahahah Keedzy tu m’avait manqué sever #NoHomo

  3. The Yellow Kid says:

    @yacine_ J’étais invité oui, j’aurais pleuré mon argent sinon
    @Sulo #bromance

  4. yacine_ says:

    Des gens pour spéculer concernant l’absence de Kaaris aux deux concerts ?

  5. I.D.Y says:

    Pas mal l’article, excellent blog.

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