Entre les lignes

C’est comme refaire un footing après des mois d’inactivité. Les articulations font mal, le rythme est haché, les appuis tâtonnent. Drôle de goût dans la bouche. Son à fond qui fait vibrer les tympans. Je vois la direction mais pas le chemin, alors je reprends les sentiers habituels pour me rassurer. Je suis censé me vider la tête et apprécier la saine souffrance, j’attends toujours. Augmenter la cadence progressivement. Ne pas se fixer d’objectifs, retrouver ses sensations, l’envie et le besoin. S’attarder entre les lignes comme Jon Drummond. Explorer de nouveaux parcours, pour enfin tenter d’apercevoir ce qui se cache derrière l’horizon. Puiser la motivation dans la douleur, avoir les crocs qui rayent le sol pour mieux se mordre la joue, sortir de sa retraite comme Michael. L’activité la plus solitaire qui soit après les rendez vous avec veuve poignet, en tête à tête avec un reflet qui tente de te faire baisser les yeux. Transpirer pour évacuer la crasse accumulée, vomir la frustration, étreindre les maux. Avec sur le torse un dossard jaune et une tâche de sang.

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