L’édito de la fin de la semaine

Si je fumais, j’aurais déjà repris. J’ai moins de volonté que le testament d’un pupille de la nation, et je décale sans cesse mon regard pour avoir l’impression qu’il n’y a pas d’obstacle devant moi. Sauf qu’à force je tourne en rond. Je crois qu’en fait j’ai peur de finir, comme un rappeur qui nique une groupie un peu trop entreprenante. Une solution comme une autre: ralentir avant la ligne d’arrivée pour n’être embarrassé ni par les reproches, ni par les compliments. Quelque part ça donne la fausse impression d’être toujours en mouvement, technique volée à “West Wing”. Tout parait plus important quand tu le dis en marchant. Même vers un lieu inexistant. Sauf que j’ai la concentration d’un malade d’Alzheimer, et que j’emprunte seulement des routes qui ne mènent nulle part. Promenons nous dans les bois, et si le loup n’y est pas, on mourra de froid. J’ai des sursauts d’enthousiasme en forme de blitzkrieg, et je répète 100 fois les mêmes gestes absurdes comme un gif animé. Accoudé au comptoir de la paresse, pas de pression, juste un soda, attendant que la motivation vienne me faire une danse privée. J’ai déjà la liasse de billets en main, et si en fin de compte elle me laisse en plan, je trouverai bien un autre moyen de la dépenser. Peut être en essayant de racheter le temps perdu.

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One Response to L’édito de la fin de la semaine

  1. Jenny says:

    J’ai RIEN compris. But I think you need a hug.

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