L’édito du milieu de la semaine

Ouais, je suis comme ça. Pas d’Edito pendant des semaines, puis je reviens le mercredi au lieu du vendredi, attaque par derrière sans prévenir comme la calvitie. A l’aise rien de nouveau, rien ne change, même plus les saisons. J’ai encore rêvé qu’une cougar de 65 ans, les seins proportionnellement gonflés aux rides, voulait m’emmener dans sa ferme. Son nid douillet, où elle élève des poules qui planent comme des chouettes. Le Royaume de Ga’Hoole rencontre Chicken Run rencontre Dorcel. Rencontre un psy aussi je crois, incessamment sous peu. J’écris aujourd’hui parce que vendredi c’est férié. Et puis je croyais avoir une bonne idée, je voulais la coucher avant qu’elle ne s’en aille, comme toujours. Mais entre temps je l’ai oubliée, comme toujours aussi. Filé comme une métaphore. J’ai failli prendre des notes sur le dos d’une enveloppe, mais depuis que j’ai croisé par erreur la vie active je ne sais plus écrire autrement qu’avec un clavier. Ca fait mal à la main. Et au cul aussi, vu que les seules fois où j’utilise un stylo, c’est pour faire des chèques au Trésor Public ou au syndic. Nauséeux comme un kebab avarié.

L’odeur caractéristique des baskets neuves s’extirpe de sous le bureau et me monte à la tête, je perds des neurones, voir Tintin en VF ou en VO, dilemme insoluble. Et je tourne en rond comme l’aiguille plantée à mon poignet. Disparaître dans une ombre et réapparaître dans une autre, comme la Cape et l’Epée. J’avais un épisode de ce comics en espagnol qui s’appelait “Hagase La Luz”, ne me demandez pas pourquoi. Achat compulsif ou totalement débile. Ce qui me fait penser que la meilleure acquisition de l’année reste quand même mon autocuiseur. A cause de ces 19 euros judicieusement investis, je mange du riz tous les jours, je me crois dans Koh Lanta, le collier d’immunité en moins. Reste plus qu’à voir si le Mafuba de Maître Mutaito marche réellement. Une dernière fois avant de partir. Comme au poker. Parfois tu réussis à sortir de la table avec un gain en poche, la plupart du temps tu as tout perdu. Inlassablement, tu restes pour un ultime tour, convaincu que ca va s’arranger. Et invariablement, ça empire. La tête en bas pour arriver plus vite au sommet. Avec cette idée obsédante: à quoi bon entrer au Paradis, puisque je n’y connais personne.

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