It's spring again

Le soleil transperce les rideaux avant que le réveil ne sonne, la couette est moite et une moitié de pyjama agonise aux pieds du lit, balancée au beau milieu de la nuit pour éviter l’asphyxie. Le Fanta citron remplace petit à petit le chocolat chaud, ce qui n’aide pas la gorge qui gratte, le nez qui se bouche et l’odeur de pollen ambiante accrochée aux narines comme le piercing d’une hippie. Revoir un printemps avec les yeux qui pleurent, chaque fois un peu plus tôt et un peu plus fort. Les vestes mincissent et le monde entier peut voir que ce n’est pas le cas pour ton ventre encore à l’heure du stock hivernal, alors on garde une épaisseur inutile quitte à transpirer toute la journée, en attendant de se remarier à son amour propre sous le régime de Dukan. Les jours s’allongent et les jupes raccourcissent, les hormones entrent en ébullition sous l’effet du soleil et les regards s’attardent derrière les lunettes aux verres fumés. Les trottoirs se transforment en terrasses, les parcs deviennent des salons et le métro reste aussi désagréable, ya que les raisons qui changent. Les dents se serrent, un peu de patience insufflée par les vacances qui approchent, bientôt on sirotera une bière au bord d’une piscine en kit en essayant de ne pas se rappeler que septembre est très souvent un mois de merde. Une motivation aussi solide que la brise qui l’a portée jusqu’ici, balayée en un instant par les intempéries sporadiques et le manque de liquide, qui ne tombe pas du ciel lui. Rêver à tout ce que l’on va pouvoir faire désormais avec le retour des jours moins laids, sans penser qu’une année de plus s’est écoulée.

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