08/03

Il y a celle que j’ai embrassé le dernier jour de colonie, à l’écart des chalets pendant que le soleil se couchait, sans que je comprenne vraiment ce que je faisais. Il y a celle qui est venue s’asseoir à côté de moi dans l’amphithéâtre pour me convaincre de rencontrer sa meilleure amie, et celle qui m’a laissé caresser son dos sous son T-Shirt pendant un slow. Il y a celle qui m’a couvert de cadeaux, celle qui a grandi trop vite lorsque le père de son enfant est parti sans se retourner, celle qui m’a réconforté lorsque le docteur a sorti les radios de ma main. Il y a celle qui paraît 20 ans de moins que son âge, celle qui voit la vie en gris et bleu, et celle qui a préféré fuir ses parents en pleine nuit. Il y a celle qui n’a pas gardé mes clés, celle avec qui on a jamais su se dire les choses, et celle qui ronfle plus fort que moi. Celle qui a prétendu vouloir apprendre à breaker, celle qui est devenue échangiste et celle qui ment encore sur sa virginité. Celle qui a plus de Jordan que moi, celle avec qui c’est mieux ainsi et celle à qui il faut donner des macarons pour avoir le droit de s’asseoir sur le canapé. Il y a celle qui m’a dit un jour de bien choisir celle qui lui donnera des arrières petits enfants, de privilégier l’esprit à l’apparence parce que viendra le jour où la seule activité possible sera la discussion. Il y a celle qui a avoué être amoureuse de moi depuis le jour où on s’est tenu la main en CM2, celle qui envoie des patates par SMS et celle que j’ai sûrement raté pour toujours. Celle qui ne mange que des cookies moelleux, celle à qui je fournissais des alibis pour cacher la vérité à ses 3 petits amis, celle que je traite de racaille et celle à qui j’ai menti sur mon identité. Il y a celle qui a voulu mourir sous mes yeux, celle qui perd tout le temps au Trivial Poursuit, et celle qui m’a appris que rien n’est gratuit. Celle qui m’a vu tel que je suis dans le fond, celle que mon pote appelait Thandie, celle que je croise dans le métro lorsque je pars trop tard et celle qui ressemble à un raton laveur les jours de pluie. Celle qui a le goût fraise, et celle qui a le goût vanille. Et surplombant le monde assise sur son trône, il y a celle que je suis sûr d’aimer toute ma vie.

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4 Responses to 08/03

  1. Antipode says:

    Just perfect! Enough said…

  2. Sese says:

    J’aime! No comment…

  3. gnafrone says:

    C’est mimi tout plein :)
    La dernière, c’est ta maman?!
    Et l’avant dernière….c’est pas parce qu’on dit UNE capote qu’il faut les considérer comme des femmes! Non mais! 😉

  4. Tohlob says:

    J’ai découvert ce blog il y à quelques jours, ce post m’a forcé à laisser un commentaire, bonne continuation.

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