L'aventure intérieure

Si tu pouvais m’ouvrir le ventre là tout de suite sans que je meure dans d’atroces souffrances (si possible), ou mieux, si tu pouvais te miniaturiser avec un vaisseau et t’infiltrer dans mon corps à l’aide d’une seringue, tu verrais plein de trucs. Les bouts de dinosaurus et le lait de ce matin, les nems au crevette et le poulet de midi, peut être des restes de la pizza d’hier, et au milieu de tout ça, une boule. Le genre qui s’évacue pas en pétant un coup ni avec une opération, non, juste une boule, coincée là, et qui grossit plus ou moins vite. Un concentré de tout ce que j’empêche de sortir, et que j’essaie de cacher aux yeux de tous, y compris des miens. Un peu comme le dark passenger de Dexter en fait. Une sorte de boîte de Pandore dans laquelle j’entasse les paroles restées coincées dans la gorge, les posts que je ne ferai jamais, les twitts effacés avant d’avoir été validés, les idées contenues et les réactions impulsives qui disparaissent dans une mâchoire et un poing serrés. Je crois qu’un jour je disparaîtrai comme Jacques Vergès, sans un mot, dans un nuage de fumée. Et je ne reviendrai qu’une fois que la boule aura été broyée, et que j’en aurai marre de ne pas pouvoir faire de blague nulle avec mes proches. Et j’achèterai un chiot. Un peu comme Boo dans Dragon Ball en fait.

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3 Responses to L'aventure intérieure

  1. Cassius says:

    Et tu trainerais avec un ringard à la Hercule?

  2. MiAnda NanOue says:

    Vu l’intimité que tu as avec ta boule, as-tu envisager de la nommer autrement? tu pourrais lui donner un nom plus chaleureux, non? ‘

  3. The Yellow Kid says:

    @Cassius: t’es fou c’est le Champion du Monde des Arts Martiaux, celui qui a vaincu Cell

    @MiAnda NanOue: non, je l’appelle la Boule, comme dans Fort Boyard

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