Le 50ème édito de la fin de la semaine

On y est. Le 50ème édito de la fin de la semaine. Ca pourrait être le dernier. J’y songe depuis un moment, le soir avant de m’endormir, le vendredi lorsque je clique sur “Ajouter un post”, jusqu’à que ça en devienne une véritable obsession. Je me suis toujours dit que j’arrêterai avant de faire l’Edito de trop, que je saurai ranger le clavier le moment venu. Ne pas m’entêter et creuser ma propre tombe comme le Grand Journal, ne rien salir, le mieux est l’ennemi du bien. Partir quand les comptes sont encore équilibrés, que les bas ne font pas oublier les hauts. Ne pas s’enliser, car un homme qui se noie ne meurt pas en silence. Eteindre la lumière avant qu’elle ne fasse mal aux yeux, ne garder que la magie du souvenir. Et pourtant, j’imagine qu’on ne sait jamais quand vient le bon moment finalement, et que ce n’est pas à nous d’en juger.

A l’époque on m’avait dit que c’était bizarre d’écrire, que ça n’avait pas sa place sur le blog, que les gens ne comprendraient pas et que je les perdrais à passer d’une paire de Jordan à un montage photo, avec une introspection au milieu. Peut être parce que j’en ressentais le besoin, sûrement parce que je ne me donne aucune limite ici, j’ai continué. 50 éditos plus tard, la moitié d’entre vous ne vient sur mes terres numériques que le vendredi en fin de journée après le scan de Naruto, un peu comme Annette et Justine qui finissent à la cafèt’ par habitude. Et à chaque fois, le rituel est le même pour moi, je branche mes écouteurs, iTunes lit en boucle le morceau qui donnera une couleur à mes mots, j’ouvre les vannes et je laisse couler. Parfois en ressortant des brouillons du BlackBerry, souvent en m’appuyant sur une phrase particulière qui ne sort pas de ma tête. Et je regarde le résultat m’échapper, être récupéré et interprété par chacun, avec toujours la même appréhension. Alors quelque part le vendredi soir, c’est un peu notre soirée. Et celle de “Qui Veut Epouser Mon Fils?” et “Confessions Intimes” aussi.

Il y a des moments où tout converge vers un but unique, l’univers tout entier fait en sorte qu’une chose arrive, ça ne sert à rien de résister. Vulgaires coïncidences ou véritables signes qui indiquent la voie à suivre pour partir par la grande porte, libre à chacun de voir ce qu’il a envie en ce dernier jour de l’année. Chaque cycle a une fin, mais continue indéfiniment. Boo s’est réincarné en Oob, rien ne cesse véritablement dans le fond, seules les formes changent. Et lorsqu’elles n’ont pas besoin de se transformer, seul l’envie se renouvelle. La vie est un éternel recommencement, demain est un autre jour. Et en l’occurrence, une autre année.

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4 Responses to Le 50ème édito de la fin de la semaine

  1. Ladehem says:

    Bonne année dude!

  2. Hyoshi tahaka says:

    Oui arrêtes les éditos, ca devient de moins en moins bon!
    Ca fait des mois que je n’ai pas lu un edito potable. Pareil pour les 7jours 7photos, c’est hors sujet!

    bonne année!

  3. paulichon says:

    Merci pour tout ! Et bonne année !
    T’es mon blogger favori ! Un scan naruto + edito ! C’est la fin de semaine parfaite :)

  4. blingcool says:

    Bonne Année! Et c’est vrai que pour ma part, je ne venais au début que le vendredi soir, mais j’me soigne 😉

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